La pièce évoque avant tout un cri du cœur, une plainte qui ne se fait entendre qu’en dedans, une douleur que l’on cache, que l’on déguise ; par la colère, un sourire, du cynisme, la haine de l’autre, le déni de soi. Une souffrance qui a grandi sans que l’on y prenne garde. Car même feinte, ignorée, la douleur n’en est pas moins présente. En l’exprimant le but n’est pas de la faire disparaître mais de la comprendre, l’apprivoiser pour enfin parvenir à s’en libérer.
Qui pourrait croire, alors qu’elle-même l’ignore, que la pudique Mathilde, la douce épouse et tendre mère, brûle intérieurement du viol de ses 15 ans, et que la hargne incendiaire de Célia ne lui sert qu’à masquer la solitude de son âme. Les deux vont avoir pourtant ce même combat ; verbaliser, se livrer, entrevoir une reconstruction possible.
Nous verrons ces deux personnalités très différentes, avancer petit à petit dans leur cheminement, chacune à sa façon, sous l’œil du psychanalyste qui les accompagne patiemment sur ce chemin délicat, déjouant avec elles les pièges qu’elles se posent.
Entrevoir les difficultés, mais aussi la richesse, les perspectives qu’un tel parcours laisse espérer.
• Nommer l’innommable pour en faire une force.
• Se servir de ses blessures pour grandir. Voilà les thématiques que posent ce texte, toujours avec optimisme, générosité et même avec humour.
Si la pièce aborde le sujet du viol et de la perte d’estime liée au silence tabou qu’engendre cette agression, nous avons travaillé sur le texte de la manière la plus ouverte et simple possible.
Nous voulons faire entendre les mots des problématiques posées.
Notre volonté est que puisse se créer un moment d’échanges autour de la pièce. Celle-ci est en effet la porte d’entrée pour ouvrir un réel débat et donner réflexion à ces questionnements.
Car dans le fond, de quoi est-il question ? D’amour, de désir, de frustration, de courage, de détermination et d’espoir…
© Copyright 2025 – Développer par AnAppli. Tous droits réservés.